04.06.2007

Réhabilitation fantôme

Madame Yon locataire de l’Opac de Paris, rue Piat, dans le 20ème arrondissement donne ses impressions sur le projet annoncé de réhabilitation de son logement. Les craintes et angoisses de cette locataire sont partagées par nombre de ses voisins et voisines. Plus généralement elles rejoignent les craintes de tous les locataires de l’Opac de Paris confrontés à une réhabilitation de leur logement.



Afin de bien comprendre le contexte du témoignage de Madame Yon, il convient de revenir sur l’étrange projet de travaux de la rue Piat.

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15.04.2007

RUE PIAT : LE DÉSAMIANTAGE (suite)

Une situation compliquée à plaisir par l'OPAC de Paris pour les locataires, comme l'expliquait ce tract de l'ADIPFE.



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16 octobre 2006


LE DESAMIANTAGE : UNE MENACE SERIEUSE POUR TOUS"


Pour tous, parce que nos six immeubles forment un tout, et que même si le désamiantage ne concerne directement que quatre immeubles, si ce projet se réalise, on peut raisonnablement penser que cela signifiera une grave défaite de notre association, avec des conséquences pour l'ensemble des locataires actuels.

Le désamiantage, cela signifie, au moins, un double déménagement (aller et retour [?]), c'est-à-dire un traumatisme, une cause de stress important, que ne compenserait pas la perspective d'un logement plus à notre convenance, l'inconfort pendant une longue période (l'OPAC ne respecte jamais les délais), enfin la destruction de toutes les cloisons intérieures, et donc de toute la décoration et des aménagements personnels ; à quoi s'ajoute un doute sur les conditions pour tous d'un retour : quand l'OPAC a-t-il tenu ses promesses ?

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02.04.2007

L' affaire de la rue Piat - l'ADHIPFE interpelle le Maire de Paris

Le 3 janvier 2007, l’ADHIPFE adressait un courrier à Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris pour le sensibiliser à leur situation face à l'Opac de Paris.



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Nous vous adressons nos meilleurs vœux pour l'année 2007.

Nous souhaitons également vous faire part de notre vive préoccupation au sujet de notre situation d'habitation, et même nous en appelons à vous, pour la seconde fois (après nos courriers des 9 et 18 décembre 2004), et vous demandons d'intervenir personnellement dans l'affaire qui nous oppose à l'OPAC de Paris. En effet, l'attitude de l'OPAC continue d'être en radicale contradiction avec la transparence qui devrait régner dans les relations entre les services de la Ville de Paris et les administrés et usagers, selon ies engagements que vous avez pris.

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08.03.2007

UN PETIT DESSIN VAUT MIEUX QU’UN LONG DISCOURS

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Les locataires d’habitations à loyers modérés savent parfois prendre le destin de leur immeuble en mains.

Voici une interview d’Aline Read, artiste peintre et sculpteur, locataire rue PIAT, dans le 20ème.


Dans mon HLM : Pouvez-vous nous raconter comment vous vous êtes impliquée dans l’amélioration des conditions de vie dans votre immeuble ?

Aline Read : Et bien, quand je suis arrivée sur le groupe PIAT, il y a 17 ans, les locataires vivaient dans un contexte de vandalisme quasi-quotidien. Les murs des halls étaient taggés, on pissait dans les ascenceurs, les vides-ordures débordaient, ayant avalé sapins de Noël et cocottes minutes, les boîtes aux lettres étaient fracturées régulièrement, les dealers se débarrassaient de leurs doses à l’intérieur en cas d’alerte et ils les récupéraient en brisant les boîtes par la suite.



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Dans mon HLM : Cela ne devait pas être facile.

AR : Pas vraiment, mais je n’avais pas le choix. Je venais de perdre mon mari et j’ avais fait une demande d’atelier à la Ville de Paris. L’OPHVP (ancien nom de l’OPAC de Paris) m’avait proposé ce logement où il y avait une bonne lumière. On m’avait dit que les ateliers étaient rares, mais qu’en attendant…

Dans mon HLM : Vous aviez peur ?

AR : Pas pour moi, mais pour ma fille qui était toute petite à l’époque. Je trouvais que c’était dur pour elle. Les portes de l’ascenseur s’ouvraient souvent sur un type effondré, complètement shooté avec sa petite cueillere et sa seringue ou le sang avait remonté. Alors, on prenait l’escalier pour grimper tout là-haut. L’odeur y était horrible : les marches ne touchaient pas les murs, certains urinaient en haut et inondaient toute la hauteur de la cage qui n’était pas nettoyée. Un jour, j’ai décidé d’agir.

Dans mon HLM : Qu’avez-vous fait ?

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