« "Dans mon HLM" remercie la CNL 75 | Page d'accueil | EN ATTENDANT CAMBADELIS »
18.06.2007
quelle-SOLIDARITE...
Afin de faire connaitre le quotidien intolérable d’un grand nombre de locataires du 2-12 rue de la Solidarité, quelle-SOLIDARITE a décidé d`adresser chaque jour, a nos représentants politiques, un exemple de ces situations.
Suite à la mobilisation du bureau de l'Amicale de la Solidarité 2-12 (octobre 2003), et à l'intervention de nombreux personnalités politiques, notamment celle du député JC Cambadelis, une vaste réorganisation de la fonctionnement de notre bailleur (l'OPAC de Paris) a été annoncée. Malgré les différentes promesses du bailleur, envers politiques et locataires, la condition de vie des habitants continue à se dégrader. Malgré les efforts de la ville, de la région et de la état pour améliorer l'ensemble, quartier Politique de la Ville depuis 2002, le bailleur persiste à faire perdurer la ghettoïsation du quartier, instaurée et maintenue par ce même bailleur, ceci depuis des décennies. p>
Exemple 01
Monsieur D., âgé et malade, vit au rez-de-chaussée. Depuis six mois l'ensemble de son logement est inondé, avec jusqu'à deux centimètres d'eau. Le bailleur envisage de prévoir des travaux de réparation... Monsieur D. a passé l'hiver dans ces conditions de vie insupportables, dignes du moyen âge, sans la possibilité ni de se chauffer, ni de se laver. p>
Exemple 02
p>
Madame M. vit avec deux membres de sa famille dans un appartement situé au deuxième étage. Elle est atteinte de la maladie de Lupus, et subi des traitements (de survie) de dialyse trois fois par semaine. Madame M. subi également des fuites et des infiltrations d'eau dans les plafonds de sa cuisine et de sa salle de bain, ceci depuis dix années. Pour éviter que le plafond lui tombe dans la casserole elle se trouve dans l'obligation de procéder tous les 6 mois à la réparation des plafonds. Les assureurs de Madame M. insistent que les repartions doivent être effectuées par le bailleur. Comme le bailleur ne réagit pas, et comme Madame M n'a pas les moyens de faire autrement elle effectue elle-même les travaux, malgré sa mauvaise santé. Pour pouvoir mieux occuper son appartement Madame M. a demande au bailleur l'utilisation de la cave mentionnée sur son contrat de location. On lui a répondu que toutes les caves étaient prises, et qu'elle ne pouvait pas en bénéficier, peu importe que son contrat de location indique le contraire. Il se trouve que sa cave, comme la plupart des caves, (No.345) est totalement vide!
Exemple 03
Madame N. occupe un appartement à l’avant dernier étage. Quand la pluie tombe les eaux qui s’accumulent sur le balcon en dernier etage tombe directement dans le salon de Madame N. Cette situation perdure depuis des années. Naturellement Madame N. pousse son téléviseur pour éviter que l’eau tombe directement dedans, et pour faciliter la pose des seaux derrière la télé. Le bailleur n’a même pas jugé prudent de remédier à cette situation lors du récent ravalement. Au contraire l’intervention du ravalement a empirée la situation en agrandissant la fente qui communique entre le plafond de Madame N. et le balcon plus haut. Récemment le bailleur a proposé une solution – que Madame N. procède elle-même a la réparation… en y collant de la fibre de verre( ?)… p>
Exemple 04
Monsieur T. habite en dernier étage. Il souffre de troubles respiratoires. Malheureusement il ne peut ouvrir ses fenêtres ni pour ventiler, ni pour mieux respirer, à cause de la puanteur dégagée par les fientes des pigeons. Les piques anti-pigeon (qui se décollent) posées lors du récent ravalement ne servent à rien. Il semblerait que la présence d’amiante en toiture empêche le bailleur d’expulser les pigeons qui l’occupent… p>
Exemple 05
Monsieur & Madame, couple âgé, habitent au premier étage. Les deux murs de leur chambre, donnants vers l’extérieur de l’immeuble, s’imbibent des eaux de pluie depuis cinq ans(?). Cette condition de vie est particulièrement désagréable par temps froid ; malgré l’utilisation de chauffage supplémentaire les occupants n’arrivent pas à se chauffer. Le récent ravalement entrepris par le bailleur n’a servi à rien... p>
Exemple 06
Chez Monsieur & Madame S., au sixième étage, l’eau pluviale s’évacue directement dans la cuisine des occupants. Pour éviter l’inondation et la possibilité de court circuit (électrique) les locataires sont prisonniers chez eux, ne pouvant pas se permettre d’être absents par temps de pluie. De son côté le bailleur prétend que le bâtiment est nouvellement ravalé… p>
quelle-SOLIDARITE
00:45 Publié dans - Gestion locative au quotidien -, 75019 - rue de la Solidarité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



































Commentaires
Ces cas dramatiques d'insalubrité doivent, à mon avis, faire l'objet de plaintes auprès de la comission départementale de conciliatioon et au delà, auprés du tribunal compétent. Tout n'est certes pas miraculeux, mais il convient d'avancer en utilisant au mieux les possibilités de se défendre. Il faut bien sûr que les particuliers se fassent aider par les associations de locataires locales ou nationales si besoin.Les services préfectoraux sont, à priori, attentifs aux accumulations de problèmes sur un patrimoine donné.
Bon courage à tous et en particulier aux membres de l'association solidarité 2-12
Un voisin du 19ème
Ecrit par : André.k | 19.06.2007
Tout à fait d'accord avec André.k !
Le faire savoir sur ce blog, aux élus, c'est très bien!
Monter des dossiers pour la commission départementale de concilition de Paris, c'est encore mieux !
C'est gratuit, c'est facile, et c'est un premier avis avant le tribunal.
Au vu des photos,les locaux ne respectent pas les conditions obligatoires de décence définies par le décret 2002-120 du 30 janvier.
Bon courage à tous
une voisine de la Place des fêtes
Ecrit par : sarah | 20.06.2007
quand je vois ces images je ne peux pas croire qu'ils s'agissent de logements SOCIAUX appartenant et gérés par l'OPAC ! C'est impossible. On se croirait dans des hôtels meublés de marchands de sommeil au 19e siècle.
La Direction du Patrimoine et M. Claude Mante notamment, ont une grosse responsabilité dans cette carence d'entretien. Il s'agit-là d'un immeuble prioritaire à remettre en état de toute urgence.
Quant aux conseils de passer par la commission départementale de conciliation, où siègent les mêmes organismes qui sont au C.A. de l'OPAC... ce n'est pas, dans l'état actuel du bâtiment, la solution. Tout au plus une solution dilatoire. Il faut une expertise urgente, indépendante, à demander au tribunal.
Il est compréhensible que tous ces témoignages gênent la CNL, ce factuel-là est difficilement récusable ou niable. Et c'est tout de même autrement plus sérieux que les animations "verres de l'amitié" auxquels ils se limitent localement.
Ecrit par : msg | 25.06.2007
Merci Sarah et André pour ces informations.
Pourriez-vous nous expliquer ce qu'est la commission départementale de conciliation de Paris ?. Quel est son rôle ?, ces moyens d'action ?, comment peut-elle être saisi ? et qu'elles sont ces coordonnées ?
Ces informations devraient intéresser non seulement les locataires de la Solidarité mais aussi les locataires d'autres sites vivant des situations similaires.
Ecrit par : quelle-SOLIDARITE | 27.06.2007
@ MSG
Effectivement dans les cas les plus dramatiques,il faut alerter les services (salubrité et autres) comme dans le cas du Monsieur qui vit dans un appartement avec 2 cm d'eau.
C'est en effet, le tribunal qui ordonnera une expertise mais tout cela a un coût et il n'est pas inutile à mon avis de passer par la commission qui rend un premier avis et ceci a l'avantage d'être gratuit.
Pour avoir utilisé cette commission, je suis moins pessimiste que vous.
Ecrit par : Sarah | 28.06.2007
@ quelle-solidarité
La commission, installée à la préfecture de Paris depuis janvier 1989 est amenée à traiter les litiges nés de désaccords entre propriétaires et locataires.
Elle est compétente dans plusieurs domaines (augmentations de loyers dans le privé, fonctionnement d'un immeuble, charges, dépôt de garantie, travaux à faire par le propriétaire et décence du logement...)
Elle est composée de deux représentants des bailleurs et deux représentants des locataires, sous la présidence d'une personne qualifiée nommée par arrêté préfectoral (magistrat...).
Il faut la saisir par lettre recommandée en exposant les données du litige (le mieux étant de joindre le secrétariat par téléphone pour avoir tous les éléments)
PREFECTURE DE PARIS
Commission départementale de conciliation
50, avenue Daumesnil 75012 PARIS
Secrétariat : ( : 01.49.28.41.74)
Fax : 01.49.28.43.30
La commission rend un avis sur le sujet en l'absence de conciliation entre les parties et vous pouvez vous en servir pour aller au tribunal, généralement les juges sont attentifs aux avis de la commission.
je ne dis pas que c'est la panacée universelle mais cette démarche est intéressante et elle a l'avantage d'être gratuite (ce qui n'est pas un inconvénient)
En espérant avoir répondu à vos questions
Sarah
Ecrit par : sarah | 28.06.2007
Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.