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11.11.2007
Quartier de Haute Insécurité
Dans les prisons, pour les détenus particulièrement dangereux, il y a les Quartiers de Haute Sécurité, lieux où les règles de sécurité sont renforcées. Dans les grands ensembles HLM, pour les locataires qui n’ont pas mieux, il y a les Quartiers de Haute Insécurité, lieux où la sécurité est au service minimum.
Le témoignage qui suit pourrait illustrer n’importe quel reportage d’un journal télé sur une « banlieue chaude ». Pourtant, il ne concerne « que » le quotidien d’un ensemble immobilier Parisien. Ni au centre, ni en périphérie, un ensemble immobilier parisien dans la ville, comme il y en a tant d’autres. Les difficultés des locataires de cet ensemble de l’OPAC de Paris mettent en lumière les zones d’ombre du premier bailleur social de la Ville lumière. Au delà des propos tenus ont peut s’apercevoir que la violence des quartiers dits sensibles est en partie due à la gestion locative à minima des bailleurs sociaux. En laissant dégrader les immeubles et en n’étant pas réactifs face à la violence au quotidien, les bailleurs sociaux ont, quoi qu’on puisse dire, une grande part de responsabilité dans la stigmatisation de leurs locataires et la dégradation des environnements locatifs dont ils doivent assurer la gestion et pour lesquels ils n’oublient jamais de percevoir les loyers.
Dans le quartier Jeanne d’Arc (Paris 13ème), se trouve la Place Souham, un petit jardin urbain théâtre d’une délinquance et de dégradations en tout genre. Au bord de ce petit théâtre de la Ville, résident des locataires de l’OPAC de Paris, spectateurs d’un quotidien morose et victimes de violences quotidiennes. Il y a les violences extérieures aux immeubles et clairement identifiables : la violence de la place, la violence de la rue, celle qui provient d’éléments extra-locatifs. Mais, il y a aussi des violences invisibles, plus insidieuses, purement locatives, les violences des rapports locatifs avec l’OPAC de Paris, ces « collaborateurs » et les locataires. De bons gestionnaires et de bons collaborateurs de l’OPAC de Paris il y en a. Ils ne sont simplement pas affectés au bureau de proximité de la place Souham. Ce bureau de proximité, en pied d’immeuble, est si proche de la violence extérieure qu’il s’est replié sur lui-même, devenant une sorte de bunker urbain, les rideaux métalliques toujours baissés. Face à ce bureau de proximité si loin des locataires, ces derniers, en cas de problèmes, sont obligés de se retourner vers le commissariat du quartier, devenu le supplétif administratif de l’antenne de proximité de l’OPAC de Paris.
Madame Bessaouya, résidente du site depuis 11 ans nous racontait, en septembre dernier, e la violence au quotidien, dont sont victimes les locataires, et les mauvais rapports avec les agents de l’OPAC de Paris.
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Durée de la vidéo : 9mn53
Dans mon HLM vidéo
20:00 Publié dans 75013 - Place Souham | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Place Souham 75013





























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